Liste des choses typiques et/ou pittoresques en Arménie (totalement en vrac, et totalement long)

Le soir, pas de lumière dans les rues hors des grands axes, ce qui rend la circulation en voiture encore plus périlleuse : il faut éviter les trous, les autres voitures, et aussi les piétons... A pied c'est pas plus pratique : il faut éviter les trous et les voitures...

Pas de lumière non plus dans les immeubles. En fait, chaque apart a une lumière sur le palier, qu'il allume ou pas. Et en général c'est 'ou pas', donc attention de ne pas se manger les marches en descendant...

Pas de tradition bouchère ici : les carcasses de boeuf et Cie sont coupées à la hache. On peut donc acheter un quart-avant gauche de vache par exemple, mais on ne trouvera pas d'entrecôte où autre morceau individualisé.

La plupart des maux se soignent avec du thé (par exemple ourts = thym pour problèmes intestinaux) ou aussi avec l'eau gazeuse 'jermuk', les bulles ayant apparemment ici de sacrés vertus soignantes.

Pour éloigner les guêpes dans les restos à la campagne, on faut brûler du café (mais à mon avis ça sert à rien, parce que ça à pas l'air de les déranger les guêpes, et ensuite j'ai encore pas compris comment ils arrivent à faire brûler du café...).

Pour une grande occasion, on va à l'église, on fait bénir du sel, on fait manger le sel à un agneau, on sacrifie la bestiole, on fait bouillir la viande, et on mange (c'est pas mauvais d'ailleurs).

Sur les téléphones (y compris portables), il n'y a pas de répondeur. C'est quand même fou !

On dit 'allo' quand on répond au téléphone ici aussi, mais avec une prononciation que je déteste (un truc genre 'allio' dit en tordant la bouche, aaaaah, je sais pas pourquoi mais j'ai un rejet de tout mon corps, comparable avec ce que me fait la voix de JJ Goldman, pardon pour les fans...).

A table au restaurant, on met toujours la même chose comme 'base' (du moins en été) : salade tomate-comcombre, fromage, 'gamats matsun' (du yaourth tout acide et tout sec), pain, herbes et éventuellement charcuterie.

On utilise les boites de mouchoirs (les tous fins, qu'on tire un par un des boites carrées) en toute occasion, mais surtout en tant que serviette de table.

On utilise beaucoup de mots russes à la place des mots arméniens. Quelques exemples : pomidor = tomate, malina = framboise, privet = salut. Et aussi quelques mots turcs, par exemple khi= pourquoi.

Certains chauffeurs de taxi font payer 200 dram (0,4 ¤ environ) plus cher la course (sur un total de 600 à 1000 dram), pour le 'service', même si leur taxi est l'un des plus pourris...

Les gens qui ne se connaissent pas ne sourient pas. Pas exemple au restaurant ou dans un magasin, les serveurs/vendeurs tirent la tronche. Comme si on les emmerdait en commandant ou en achetant un truc... Ou autre situation, une madame qui a un petit en bas-âge tout choupinou assis en face dans le métro, pas la peine de faire un petit sourire histoire de dire 'il est mignon votre petit', parce que ça doit être offensant je sais pas, mais les madames répondent rarement. C'est pourtant pas compliqué.

On étend le linge sur des cordes tendues en général entre deux fenêtres. Ce qui est rigolo, c'est que les vêtements sont étendus par taille : ça va des habits du petiot de 2 ans à ceux du papa en passant par toutes les tailles et toutes les couleurs.

Pour le métro, les trains en circulation sont en général tellement vieux qu'ils sont à la limite de tomber en morceau, l'extérieur est tout rouillé, et l'intérieur aussi, notamment le sol est en je-ne-sais-quelle-matière-pas-appétissante. Cepandant, un métro en circulation a le sol en imitation de parquet. On se croirait dans son salon !

Quand on mange un sandwich au bureau et qu'on ne veut pas le salir (son bureau), on mange au-dessus d'une feuille de papier (et pas d'une serviette ou même soyons fous d'une assiette, qu'on trouve dans le petit cagibi tenu par une gentille madame Anaïd).

La police roule en 206 (rime à part, c'est assez marrant).

Les voitures ont parfois des klaxons horribles. Le genre de bruit que font les jouets d'enfants mais 10 fois plus fort, une espèce de sirène qui dure super longtemps.

La ville de Lyon avait fait don de vieux bus... Du coup, on tombe de temps en temps dans Erevan sur les bus TCL...

Excusez celle-là, mais il faut quand même en parler : le papier toilette est de qualité médiocre. Soit tellement fin qu'il faut une dizaine de petits carrés pour obtenir le moelleux souhaité, soit gris foncé et tout rèche. (Si j'avais su, j'aurais emporté du Lotus © avec moi...).

Peu de chiens et chats... J'ai vu de temps en temps des gens avec un chien en laisse, mais le dressage a pas du encore entrer dans les moeurs, parce qu'à chaque fois le chien tirait comme un crétin sur la laisse. Un peu plus développé : le chien errant (qui s'organise en meute).

C'est ni typique, ni pittoresque, mais faut le placer quelquepart tant je suis jalouse : Rosa a un cactus qui n'arrête pas de fleurir. Pourtant il est pas bien grand. Ben il en est bien, sans exagérer, à sa trentième fleur depuis juin. Et pas des petites, non des bien jolies, toutes oranges, qui s'ouvrent le matin et fânent le soir comme des grandes. (je dis ça en tant qu'amatrice de plantes avec la main pas verte).

Une image que je voudrais ne jamais oublier : les montagnes qui se détachent dans le ciel couchant. Tout devient un peu flou, seules les formes arrondies et pointues des sommets sont bien nettes. Et ces couleurs ! De l'orangé au violet. En fait ces montagnes ressemblent parfois à des immenses dunes de sable (formes arrondies, douces) et parfois elles sont beaucoup plus 'aiguisées', 'tranchantes'. Le mélange des deux est, à mon sens, magnifique. On a beau avoir de la montagne en France, c'est pas pareil.

Quand une fille va au toilettes à la banque, elle ferme la porte à clé (non seulement la porte de 'son' toilette, mais la porte de la petite salle de bain qui va avec, qui inclut un lavabo et un miroir).

Les heures de pointe aux toilettes féminines de la banque étant entre 13h45 et 14h30 et entre 17h45 et 18h30, mieux vaut prendre ses précautions et ne pas avoir besoin d'y aller à ce moment là, elles se refont les unes après les autres une beauté...

Chacun a sa petite tasse au bureau (moi aussi na !).

Les gens qui travaillent apportent régulièrement du chocolat dans leur bureau, et ça c'est bien (sauf pour la ligne).

Les gateaux ou glaces aux chocolat ne sont pas au chocolat mais au cacao. On peut penser que je chipote, mais même si la couleur peut être ressemblante (encore que les glaces au chocolat sont à peine marron), le goût est totalement différent, tout fade, juste un arrière goût de chocolat, ce qui est totalement frustrant.

Les glaces à la vanille ne sont pas à la vanille mais 'natures', comme les sunday au Mc Do (c'est juste de la crème glacée quoi).

Pas encore de Mac Do en Arménie (au passage on voit le cheminement de ma pensée : chocolat, glace, Mac Do...).

Les gateaux sont en général bons, et se déclinent souvent suivant le principe suivant : une génoise (plus ou moins du gateau au yaourt, hauteur moyenne 8cm) avec des couches de crème (je sais pas exactement ce que c'est, mais c'est bon et sucré) et un revêtement extérieur. Les variations concernent la couleur et le goût de la génoise, de la crème et du revêtement (nature, chocolat, fraise, pistache...) et le nombre de couches de crème (1 à 6 d'après mon expérience).

Un gateau qui se coupe pas comme chez nous : au lieu de faire des parts 'normales', on laisse le centre du gateau (un petit cercle quoi) et on fait les parts autour de ça (c'est pas clair l'explication je sais, je le marque là pour pas oublier, je ferais une démonstration grandeur nature pour les curieux).

L'enfance de la tranche d'âge 20-30 ans a été bercée par des dessins animés russes. Ils en ont aimé la musique. Résultat : pendant une soirée entre amis, on peut passer 4h à faire du karaoké sur ces chansons et à danser (c'est du vécu : pour nous autres qui ne connaissons pas la culture russe, c'est une expérience assez pénible...).

Les chansons françaises ou même anglaises qui sont connues ici sont parfois inconnues chez nous... Or nous avons tous tendance à considérer que ce que nous connaissons est célèbre, donc les gens ici ne comprennent pas pourquoi je ne connais pas, surtout des chansons françaises.
Je me demande comment ça s'explique : c'est pareil pour les clips à la TV, c'est en général des chanteurs que je connais mais les chansons je les connais pas (genre les chansons d'un album qui ne sortent jamais à la radio ou TV).

Comment est fait mon lit ? Un sommier, avec un matelas, par-dessus un espèce de matelas tout fin, par-dessus une autre espèce de matelas tout fin (et en laine), puis un drap légèrement plus grand que le matelas sert de drap house (presque tous les matins faut le remettre, je dois trop bouger en dormant...), et un drap un peu comme nos draps pour mettre les couettes, mais l'ouverture est pas à un bout comme nous mais au milieu du drap, donc faut rentrer la couette (pas tout à fait une couette, c'est en laine aussi et super lourd, quand t'es couché tu peux / veux plus bouger...) par ce trou de forme carrée au milieu.

Chaque commerçant nettoie s'il le souhaite sa portion de trottoir. On humectifie le sol en lançant de l'eau avec un sceau (ça fait des cercles par terre c'est joli) puis on balaie ça.

Beaucoup de magasins ou cafés sont en sous-sol, donc faut connaître pour les trouver, ou bien regarder.

Les filles se tiennent la main pour traverser (au début ça m'a surpris, nous on fait ça surtout pour les enfants...). Et les garçons se prennent facilement dans les bras, ils sont en général plus démonstratifs de leur amitié que chez nous.

Les habitants de chaque ville ont une réputation. Par exemple, les Loretsi, habitants de Lori, sont réputés pour leur naïveté. Les Abarantsi, habitants d'Abarants, sont eux réputés pour leur bêtise...

Mon quartier (Erord Mas) est le quartier des gangsters... Tout ça parce que les hommes de ce quartier sont réputés pour rester sur le trottoir assis sur leurs talons en fumant.

Au Siège Social de la banque (là où je travaille), les monsieurs sont en costard, mais la tenue des filles est libre (en fait il n'y en a aucune en tailleur...)

Quand on veut célébrer quelquechose (=nchel) ou quand on une chose qu'on voulair vraiment vient de se produire (=maralitch), on apporte à boire et à manger au travail pour feter avec les gens.

Dans les taxis : pas de compteurs de km (ou alors ne fonctionnent pas), je paye en général 1000 dram la course (2¤)... Pas non plus de ceinture de sécurité ('en Arménie, il n'y en a pas besoin', disent les chauffeurs).

Les immeubles sont disposés en rectangle, de façon à former des grandes cours intérieures.

Les couvertures sont faites de laine. Pour l'entretien, on enlève la laine, et dans les cours intérieures on voit les dames qui la battent avec un baton. Les tapis sont aussi lavés dans les cours : il faut d'abord verser de l'eau dessus, puis on frotte avec un balais, re-eau, et on fait sécher.

Les rues ne sont pas très propres, parce que tout le monde jette tout par terre...

Le goût des fruits est un peu différent (meilleur) de chez nous : plus sucrés, et plus de parfum. Idem pour les légumes.

Beaucoup de mots français ont atteri ici, via le russe, mais le sens est un peu changé, et la prononciation aussi d'ailleurs. Exemples : bonbon ('bonebone') qui désigne bonbons et chocolats, bistrot (en roulant le r) pour les endroits où on mange vite, jaquette pour veste... Et aussi merci, très utilisé (pour le dire en arménien, chnoragaroutioun, mieux vaut respirer un grand coup avant...).

En arménien, pour les personnes qu'on aime bien, on ajoute djan à la fin du prénom. Exemple : Aurélie djan. Ca se décline, quand on pose une question, en 'ha djan' (ha voulant dire oui), ou en aziz djan (aziz c'est un mot gentil, comme chéri), kouirig djan (kouir = soeur, le'ig' est diminutif ; les gens dans la rue qui ne te connaissent pas utilisent ça...).
Et je trouve ça cool. Par exemple, à la banque, tous les employés se connaissent bien et utilisent ce 'djan', mais ça arrivent qu'ils s'engueulent parce qu'ils ne sont pas d'accord, et ça donne des trucs du genre 'mais pourquoi tu fais comme ça, j'ai besoin de ça tout de suite, c'est n'importe quoi prénom-djan'.

Une grosse consommation de sac plastiques en Arménie...

Au marché, sur chaque étalage tous les fruits sont tout bien disposés... Ca fait des jolies pyramides, un peu comme les vendeurs font vers l'INA.

La notion de 'faire la queue' est totalement inexistante ici. Par exemple, on veut acheter quelquechose dans un magasin (j'ai pas dit, mais dans les magasins d'alimentation par exemple, il y a différents 'rayons', une ou deux vendeuses sont responsables de chaque, et ce sont elles qui donnent ce qu'on veut, c'est pas des supermarchés meme s'il y en a quelques uns). Il ne fait pas attendre son tour, sinon il ne viendra jamais. Meme si la vendeuse sert déjà quelqu'un, il faut demander ce qu'on veut...

J'arrête là parce que j'en ai marre et que personne de toute façon ne lira ça en entier. Cet article est quand même le résultat de plus de 5 mois d'observations...
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# Posté le lundi 12 novembre 2007 12:59

Modifié le dimanche 18 novembre 2007 07:17

matetboite

Youhou !!!

Aurill contente !!!
Aurill a réussi (enfin) à aller en boite.
Voilà comment ça c'est passé : au mariage d'une de mes cousines (que j'ai narré précédemment), il y avait un gars, Ben, 20 ans, propre sur lui, arménien mais oh bonheur ! parlant anglais et français, et comme ça, dans la discussion, il me dit qu'il va en boîte tous les WE avec ses potes. Moi, je fais ni une ni deux, je lui dit que je suis grandement intéressée.
Et donc, vendredi, sms de ma part pour demander s'ils ont des projets pour le WE, réponse 'oui oui, il y a un copain qui organise une soirée en boîte'. Coooooool !
RDV samedi à 7h... Un peu tôt (c'est comme ça ici en général, la soirée commence tôt et finit vers minuit). Enfin, à 8h la fête commence. Donc dans une petite boîte sympa, tous les gens se connaissaient. Musique : bien bien (enfin par rapport à ce que j'ai subit précédemment...). De la musique de boîte, sauf que je connaissais qu'une chanson (relax, take it eaaasy, et j'ai fait de mon mieux pour représenter les foon).
Par contre c'était TRES fort, ce qui a limité ma sociabilisation (je peux tenir une très courte conversation en Arménien, les présentations et tout, mais il faut que j'entende au moins la question...). Ah aussi, le meilleur pote de Ben a vécu 4 ans en France ce qui fait qu'il parle un français sans accent, alors même avec le bruit on arrivait à communiquer (ex : - et tu fais quoi en Arménie ? - Quoi ??? - TU FAIS QUOI EN ARMENIE ? - un stage. - Quoi ? - UN STAGE ! - AH!).
Sinon, il faut dire que les filles sont bien sages : elles dansent en groupe de filles, les 4/5 sont parties à 10h (c'est-à-dire qu'il n'en restait que 2 à part moi, et en plus on n'a pas été présentées...), elles ne boivent pas, ne fument pas (c'est des exemples hein, je dis pas qu'il faut boire et fumer et faire des folies de son corps). Et le pote de Ben sus-présenté m'a dit qu'une fille n'embrasse jamais un garçon en soirée, et aussi que si elle danse un peu trop près avec un garçon sa réputation dégringole rapidement (quand même, les garçons ils ont des fois des problèmes dans leur tête, parce que, je cite le pote de Ben, 'une fille qui danse avec un garçon c'est une allumeuse', non mais ils ont finis de se prendre pour le centre du monde ?).

Sinon, il faut dire aussi que ce WE j'ai visité le Maténadaran, j'ai acheté un pantalon, je suis allée (encore) chez le coiffeur (pour réussir le dégradé) et au Vernissage.
Petits développements :

Le Maténadaran, c'est un musée avec des vieux (vieux vieux) livres et parchemins arméniens. C'est pas mal. Il y a des livres qui datent de l'invention de l'alphabet arménien (soit VIè siècle je crois, par Monsieur Mesrop Mashtots). Le plus gros pèse 29 kg (-tu peux me passer le livre là ? -euh...), chaque page est un espèce de parchemin fait en peau de bête (pas encore de papier), et il compte 700 pages (donc 700 animaux...). Le plus petit livre pèse moins de 100 grammes et a été plus économe en animaux (juste une bébête).
Ah aussi, en Arménie il n'y avait pas les chiffres arabes jusqu'à ce sais plus quand, ce qui fait qu'ils utilisaient les lettres à la place. Dit comme ça c'est pas clair... Il y avait 36 lettres (maintenant 39), les 9 premières lettres correspondaient aux chiffres de 1 à 9, les 9 suivantes servaient à former les dizaines, la suite les centaines, puis les milliers. Et pour aller au delà, fallait ajouter un mot. Pas très pratique...

Le Vernissage, c'est un grand marché, avec un peu de tout. L'artisanat : tableaux, tapis, divers bijoux faits en pierres d'ici. Tout une gamme de vaisselle (mais c'est kitchissime). Et aussi des vieux livres et des vieux machins pour les bricoleurs (tournevis et compagnie).

# Posté le dimanche 28 octobre 2007 06:27

L'évenement festif du WE : un mariage en Arménie !!!

Alors ça c'est trop fort : une cousine éloignée, que je n'ai pas eu le bonheur de rencontrer en France, se marie, et la cérémonie et la fête ont lieu ici, en Arménie ! Et, (jeu de relations aidant, merci maman quoi), je suis invitée !!
Donc je vais pouvoir voir des français (d'origine arménienne certes, mais des français quand même), faire connaissance avec une partie de ma famille, voir un mariage en Arménie et faire la fête.
Pour l'occasion, j'ai fait importer une robe de mon placard à Lyon, parce que la mariée m'a écrit, je cite, 'au niveau vestimentaire : rien d'exigé, j'ai dit sport-chic aux invités.' Sport-chic ??? Cékoi ??? (ça correspond peut-être à ma tenue d'hier soir, quand on essayait des vêtements chez Rosa, et que j'étais en tong et short + haut de soirée = sport-chic non ?).

Votre reporter sans frontières fera un compte-rendu des festivités une fois l'évènement passé...

** Pendant cet intermède (non musical), je vous propose deux choses à noter **
Jeudi 20 septembre c'est l'anniversaire de Rosa, ce qui signifie grosse bouffe avec famille et amis (ma contribution au festin : salade niçoise).
Et vendredi 21 septembre, c'est l'independace day en Arménie, donc c'est FERIE !!! Aha !

Voilà, l'évènement est passé...
Eh ben, c'était plutôt pas mal !!!
Alors déjà, présentons les gens : Mariam la mariée, qui est donc une cousine (ça passe quelquepart entre son père et mon grand-père..), française d'origine arménienne donc, et Gévork le marié, arménien arménien, mais qui vit plus en Arménie depuis 6 ans (d'où le mariage en Arménie, pour être avec sa famille). + leurs deux familles et amis.

Vendredi, premier repas pour que les 2 familles commencent à se connaitre. Moi je débarque au resto et je connais PERSONNE (enfin j'en ai vu certains, mais ça remonte au moins à 10 ans, autant dire que je me rapelle pas, mais les parents de la mariée semblent me reconnaitre, apparemment je ressemble beaucoup à ma mère). Repas sympa.
Après ça, je suis allée à l'opéra voir un ballet de danse arménienne traditionnelle et moderne. C'est super chouette (surtout le traditionnel, pour ce qui est 'moderne' déjà la musique était horrible, espèce de machin au synthé). Les filles sont super gracieuses, et tout est misé sur le mouvement des mains. Et les garçons sont super impressionnants : ils se tiennent tous droits mais font de ces sauts, c'est vraiment beau. Ah et de la chouette musique, entre autres Katchaturian, la valse de mascarade, c'est arménien mais en fait on connait.

Samedi (jour du mariage donc). Après moultes péripéties pour récupérer ma robe (qui venait de Lyon avec des gens qui font un voyage indépendant au voyage du mariage, mais que je connais aussi), on a RDV à 14h pour tous aller à l'église ensemble. La cérémonie a lieu à Etchmiazine (le Vatican arménien en quelque sorte, l'église arménienne s'étant séparée très tôt du reste du monde chrétien), à l'église Sainte Gayané. Mignonne église, toute en tuff (pierre rose), mais on a quand même poireauté une heure en plein soleil parce qu'il y avait du retard dans les mariages... Les mariés voulaient des bouquets de fleur acrochés dans des endroits stratégiques mais difficiles d'accès, on a failli avoir des morts pour les acrocher (jamais vu ça, l'échelle étant trop grande, ils l'ont mise environ à 45° et le gars est monté la-dessus, il était pas fier tu m'étonnes, un dérapage et il se serait bien amoché le pauvre).
La cérémonie en soi (sois, soit ?) à pas duré bien longtemps, c'est pas plus mal parce que je captais que dalle. Le 'pretre' aurait fait flipper n'importe quel gamin, avec une espèce de grande robe noire à capuche pointue sur la tête, la barbe et la voix super grave (en plus ça résonne là bas dedans...). Y'avait un truc joli quand même dans cette cérémonie, c'est un moment où les mariés se mettent front contre front, et on leur met deux espèces de couronnes qui se rejoignent, et pendand qu'ils sont dans cette position (inconfortable à la longue), le pretre les bénis, et ça symbolise les liens du mariage. Après ça, tout le monde s'embrasse, 'félicitations, c'est magnifique', le père de la mariée pleure à chaudes larmes avec un grand sourire, puis sortie, riz (les enfants s'en donnent à coeur joie, la pauvre mariée après toutes ces émotions qui sert de projectile...), photos. Pas de lancer de bouquet tiens.
Voilà, les mariés sont maintentant mariés, et tout le monde rentre se préparer pour la fête.
La fête à lieu dans un resto sur les hauteurs de la ville, ce qui fait qu'on a une super vue. Coktail avec ambiance musicale sympa (piano+ basse ou contrebasse j'en sais rien, un gros gros violon quoi). Ensuite repas (beaucoup trop copieux ça va de soi, et bien arrosé, vin et vodka, surtout à la table des mariés...) entrecoupés de musique, arménienne au début, puis je sais pas trop ensuite, ça se voulait sans doute de la musique de mariage 'normal' mais c'était chelou, enfin ça empêche pas de danser... Mais la mauvaise surprise, alors qu'on commence à s'amuser : à minuit on arrête la musique (loi en Arménie apparemment, en extérieur musique interdite après minuit, pourtant on était dans un coin paumé, ça aurait pas dérangé grand monde...), et du coup ben les gens s'en vont... Donc ben je suis rentrée aussi...

Dimanche, on est allé voir l'opéra 'Anouch', très connu en Arménie. Mais c'était mon premier opéra, je connaissais pas l'histoire et bien sur ils chantaient en Arménien, et c'était quand même long... Donc à voir, mais peut-être pas deux fois...

Pour parler un peu des gens aussi : les gens étaient sympas. Les mariés étaient super, la famille de la mariée (donc un peu la mienne aussi) sympa, la famille du marié ben j'ai pas trop pu parler avec, mais ils avaient l'air bien aussi.

Et voila !

J'ai envie de rajouter quelque chose (qui n'a aucun rapport avec ce qui précède), ce que je m'empresse de faire : j'aime bien Samvel, qui travaille dans la salle de conférence avec moi. Il doit avoir la trentaine je pense, avec une tête sympatique. Il parle pas beaucoup anglais mais il est super fort pour me faire comprendre des mots compliqués par mime ou mise en situation (par exemple, le jour mémorable où il m'a appris comment on dit ferme et mou pour les fruits...). Quand il cherche un mot en anglais, il a un regard trop marrant, il se concentre à fond et regarde un bout du plafond. On se plaint mutuellement parce qu'on aimerait se reposer (lui croûle sous le travail...). Et il me fait trop rire parce que quand il est vraiment content ou alors vraiment stressé, il traverse la pièce en faisant des petits pas de danse.

# Posté le vendredi 28 septembre 2007 13:26

Modifié le samedi 29 septembre 2007 07:38

Mon deuxième week-end de septembre

Pour la fête, c'est encore raté... Je commence à déseperer... (cette fois il y a une raison : le père d'un des organisateurs du supposé WE a eu un problème de santé une heure avant le départ...).

Tant pis, on est reparti avec presque les mêmes gens que le WE dernier à Dzarcadzor (Mariam et Aram, frère de Mariam = Gévork, copain du frère de Mariam = Romane (c'est bien un garçon), plus petit cousin de Mariam, pas le même que la dernière fois, celui-là a 8 ans, prénomé Armen) et la camionette avec le canapé.

WE tranquille, deux ou trois choses à noter cependant :
- j'ai rien dormi de la nuit parce que j'ai dormi avec Mariam et on a mis le petit entre nous deux, mais ce gamin a fait que se tourner et se retourner toute la nuit, en donnant des coups de pieds à chaque fois, et de temps en temps il me prenait pour un oreilller géant je crois. Aaaaaaah !!!! En plus, va dire en arménien 'bouges encore d'un poil et je te fous dehors'.
- on a vu une exposition originale : un artiste arménien qui fait des tableaux miniatures. « Micro miniature works of Edward Kazarian ». Par exemple, il prend un cheveu, ou un poil de chat, ou un grain de riz, ou la tête d'une aiguille à coudre, et il réalise dessus des trucs, on regarde ça à travers un dispositif qui grossit. Ce gars là a été inspiré à un moment de sa vie, parce qu'il faut y penser... Quelques exemples : son portrait, des violons, des chameaux, l'équipe de foot de France en 98, le plus petit portrait de Napoléon, des khatckars...
- une voiture vieille de chez vieille à refuser qu'on la double, elle est montée à 140 (j'ai cru qu'elle allait imploser, ça faisait un de ces bruits !) mais bon avec notre super camionette on l'a finalement doublé. 10 minutes plus tard, elle nous redouble et le chauffeur klaxonne un coup pour montrer qu'il est content. Suggestion de Gévork à Aram : accélère, mets-toi à son niveau et on ouvre la porte coulissante pour lui montrer notre canapé. J'ai trouvé ça drôle.
- ah si quand même, dimanche en fin d'aprèm on est retourné au lac Sévan, j'ai encore nagé dedans. C'était cool. Parce que l'eau était pile bonne, on voyait les montagnes en face, et en plus ça sera la dernière fois avant une date indéterminée que je met les pieds là-bas (apparemment le temps va se refroidir petit à petit, mais j'attends de voir car il fait toujours plus de 35°...).

Les deux trucs les plus agréables du WE : sentir l'air frais (frais = moins de 25°) et avoir l'impression de respirer pour de la vraie, sentir l'eau fraiche sur la peau, et entendre le seul bruit de l'eau en nageant.

# Posté le vendredi 28 septembre 2007 13:25

Mon premier week-end de septembre

'Week-end' sera désigné ci-après par WE.

Début du WE
Le WE commence vendredi à 6h moins 10 à la banque, quand je commence à ranger mes affaires et passer dire au revoir, bon WE et autres formalités aux gens que je connais (et que j'aime bien). Ce qui fait qu'à 6h 10, je suis dehors, mon sac sous un bras, mon ordinateur sous l'autre (le petit père rentre tous les WE à la maison). Sur mon chemin vers le métro, je passe à côté d'une espèce de patisserie restaurant, 'Jazzve', et comme tous les soirs ça sent super bon les gauffres (mais à l'intérieur y'a point de gauffres je me sens roulée...). J'arrive à la maison ½ h plus tard, me fais réchauffer ma popote (Bosh, soupe russe aux choux, super bon) car Rosa n'est pas là, avec la TV allumée sur une chaine genre MTV, en moins bien (déjà que MTV je trouve pas ça super). Mais enfin, ils passent de temps en temps Mika (Mikaaaaaaaaaaa!!!!!!!!!!) et Gwen Stefani et j'ai meme eu droit à une de Jamiroquai qui est pas connue et qui est trop bien. Dans la foulée, je fais un gateau au yaourth pour le WE... Puis soirée normale, on papote avec Rosa, on boit du thé, on regarde nos mails un ptit coup. Ensuite au lit, traditionnellement avec un bouquin, mais là c'est le WE et du coup c'est Véronica Mars.
Ah, les plans du WE : Mariam (femme du neveu de Rosa, 28 ans, communique en anglais avec ma petite personne, me propose toujours plein de trucs pour les WE mais souvent à la dernière minute, je l'aime bien) m'avait laissé supposer le WE d'avant que ce WE on irait à 'Dzarkadzor' avec ses amis, se promener et faire la fête (mots-clés cités : musique, vodka, danse). Moi, par l'affaire allechée, je dis okok.

Samedi matin
C'est vite dit, je me suis réveillée à midi...
Ca vaut quand même le coup de noter tous les bruits que j'entends tous les matins ici (à force je suis habituée, ça me réveille un peu mais pas trop non plus...).
TOUS les matins, la madame au-dessus de nous lave entièrement son apartement (enfin au début, au bruit je croyais qu'elle déménageait... elle doit prendre la propreté très au sérieux, car sinon pourquoi bouger tous les meubles tous les matins pour nettoyer derrière ?).
La voisine d'en face met aussi souvent son linge à sécher, sur un cable tendu entre sa fenêtre et la notre. Il y a une poulie à notre fenêtre, comme ça elle tire sur le cable au fur et à mesure qu'elle met ses vetements (ou quand elle veut les récuperer). On pourrait penser qu'étendre du linge ne fait pas de bruit. Faux. C'est sans compter sur la poulie qui est bien rouillée. Ca fait le même bruit que le gros pied de parasol en fer de papi sur les dalles à Six-Fours quand ça racle en le déplassant.
Les enfants piaillent, mais ca c'est comme partout (y'en a un dont la grand-mère est sourde, le pauvre petit s'égosille pour l'apeller).
Et aussi le bruit du gaz qui s'allume, qui signale que Rosa fait du café (pendant la semaine, ça signifie qu'il me reste environ 15 minutes de sommeil avant de me lever...).

Samedi aprèm
Après le ptit dej rapide, la douche, le repas (traditionnellement les samedi et dimanche midi, omelette), coup de fil de Mariam. Changement de programme (je le savais je le savais, ça change toujours !). On va à Amberd (j'y étais déjà allée, il y a les ruines d'un château) puis dans la montagne Aragatz (la plus haute d'Arménie, culmine à 4090 m d'altitude) pour manger Khash (j'en reparlerai...). On rentrera la nuit à Erevan, et le lendemain on ira à Dzarkadzor. Ok, donc pas de fête... Mais ça à l'air bien.

On prend le taxi à 3h avec Rosa pour être chez Mariam et Aram (son mari, donc le neuveu de Rosa) à ... 3h. On arrive un peu en retard...
Il y a donc pour ce petit périple : Mariam et Aram, Rosa et moi, le frêre de Mariam et un ami à lui, Armen un ami de Mariam (lui il entre dans la catégorie des Arméniens qui ont les cheveux clairs (enfin il en a plus beaucoup) et les yeux bleus).
On grimpe donc à 7 dans la camionette d'Aram (Ford Transport ou un truc du genre). A l'arrière, ils ont mis un canapé (un canapé ! Dans une camionette !!) alors c'est confort. Mais moi je suis pistonnée, malgré mes protestations on me met devant, avec Aram et Mariam, pour pouvoir admirer le paysage. Ce que je ne regrette pas.

Première escale, à Sarmosavank. Une église assez chouette. Avec en face des plateaux où l'herbe est toute cramée (c'est l'été), entre nous et les plateaux des gorges. Au loin, Ararat (Massis le grand, Sis le petit). Quelques photos, et on repart.
Une semi-escale sur le bord de la route, pour s'approvisionner en raisin et pêches, et boire un coup à une fontaine.

Il est déjà plus de 5h, on passe vers Amberd mais on ne s'arrête pas, on se dirige vers Aragatz pour manger. C'est sur cette route que les paysages sont très beaux... On voit Aragatz, avec 5 pics. On voit aussi la montagne Ara (avec un peu d'imagination, le sommet à la forme d'un visage), et selon de quel côté on tourne, il y a encore Ararat et Erevan. Plus on grimpe, plus la route est mauvaise, plus il fait frais, et plus il y a de cailloux partout. Au passage, un accident, voiture complètement ecrasée à l'envers un peu en contre-bas de la route, les gens sont sain et saufs, mais ça fait flipper. Des troupeaux d'animaux un peu partout (vaches, moutons). Et des champs de pierre, littéralement. J'avais jamais vu ça : des gros rochers, des plus petits, couvrent à perte de vue les flancs des montagnes. Un peu d'herbe réussi à pousser entre les pierres, mais c'est tout (et 3 poules à un moment se baladaient fièrement sur les rochers)... De l'autre côté de la route, le paysage est plus doux, juste des collines.

On finit par arriver. Il y a là une station d'expérimentation scientifique, j'en sais pas plus. Un petit petit lac. Et une espèce d'auberge où on va manger Khash. Là on se caille un peu, on est à 3250 m d'altitude, il reste par endroit un peu de neige...
Khash arrive, et ça mérite un paragraphe pour lui tout seul. Khash, c'est du pied de vache. Bien sur, je le savais, mais j'ai quand même dit que j'en voulais, faut pas mourir bête. Donc, chacun à droit, dans une espèce de grosse assiette creuse posée sur un petit réchaud rempli de braises, à son Khash. On distingue nettement un pied de vache, blanc, dans son bouillon. Bon. On me dit de mettre du sel, de l'ail, du lavash (pain) sec émiétté. Je m'éxecute. Moment tant attendu, je plonge ma cuillère là-dedans, et puis ben ma foi je goute. J'en ai mangé quand même un peu, mais j'ai pas aimé. Trop étrange. En plus, on trinque à la vodka, parce qu'apparemment c'est un plat très gras et sans vodka ça va pas.

Après ça, histoire de digérer un peu, on décide d'aller monter sur la petite 'montagne' en face (je sais pas comment l'appeler, c'est pas si haut mais bien pentu, et au sommet il y a une croix). Ok, mais c'est tout recouvers de caillasse genre éboulis et moi j'ai la chtouile. J'arrive quand même en haut. Et puis c'est con de monter comme ça, parce qu'après il faut redescendre... Mais là-haut c'était très beau, on voyait bien les montagnes et puis on a vu le coucher de soleil, le ciel était tout orange-rouge.

Donc là il fait nuit, on repart. On se paume un peu. Ca rigole beaucoup à l'arrière (des blagues sur les géorgiens, pas traduisibles, alors ben moi je regarde les étoiles). En fait, on ne rentre pas encore à Erevan, on va à un observatoire pour voir les étoiles ! Ca tombe bien, le ciel est magnifique et bien dégagé, j'ai même vu 2 étoiles filantes héhé.
L'observatoire, c'est énorme, on se croirait dans un vieux feuilleton genre 'amicalement votre' ou 'chapeau melon et bottes de cuir', c'est totalement l'ambiance. Un vieux monsieur nous accueille, on marche dans le noir, on arrive à l'observatoire, on monte 2 ou 3 étages dans un escalier en colimaçon, et on arrive en haut. Le plafon c'est une demi-sphère en tole verte. Et en plein milieu, un gros télescope, qui est surement bien plus vieux que moi... Le vieux monsieur actionne je sais pas quoi, et le plafond s'entrouvre, découvrant le ciel. Il actionne un autre machin, et le plafond se met à 'rotationner' (la demi-sphère est montée sur rails), de sorte que la fente du plafond laisse voir une partie intéressante du ciel. Il fait tous les réglages, et nous montre jupiter et 4 de ses sattelites. Déception pour moi. On ne voit pas grand chose (le télescope n'est pas assez puissant ? Grossissement ou grandissement (ça s'oublie les cours d'optique...) 10000). On voit un rond jaune, c'est Jupiter, et 4 points jaunes, c'est les satellites. Bon. Le monsieur rebricole tout ça, pour nous montrer deux étoiles de la grande ourse. Idem, on voit deux points lumineux. Ensuite, il nous montre un 'amas' d'étoiles. Là c'est vraiment chouette. C'est super joli. Plus d'un millier d'étoiles, ça scintille de tous les côtés. Et enfin, la lune. Cool aussi. On voit beaucoup mieux (parce que c'est plus près pardi). Des cratères partout, un vrai champ de batailles. Et c'est très très lumineux.

Voilà, c'est la fin de la journée, on rentre pour de bon, je m'endors d'ailleurs dans la camionette... On nous racompagne chez nous, 4 secondes après être entrée dans l'apart je suis prête à aller au lit, un coup d'oeil à la TV où il y a l'eurovision version danse (j'ai pas vu grand chose, mais les polonnais étaient les mieux), et le marchand de sable a même pas le temps de passer que je roupille déjà.


Dimanche matin
Pas de pot, les voisins du dessous refont les fenetres, ça fait un beau boucamp, je me lève tà l'aube (10h...). Il est maintenant midi, j'ai rien fait de spécial sauf d'écrire ce qui précède, en attendant que Mariam appelle pour donner la suite du programme...

Dimanche aprèm
Mariam a appelé, on va à Dzarcadzor avec son mari, son frere et son ami, + leur cousin (Rosa ne vient pas aujourd'hui).
Dzarcadzor, c'est une station de ski en hiver. L'an dernier, le père Noël a apporté un téléphérique tout neuf. Qu'on prend, pour aller se balader en haut. Ca grimpe, c'est long, mais on voit les paysages et les arbres un peu partout. Arrivés en haut, on a fait 100 m, posé nos fesses dans un café pour en boire (du café -enfin moi je suis au régime sans café...). Et on est redescendu. Je me suis sentie roulée pour la balade, ça avait l'air super chouette...
Ensuite on a visité une église, je sais plus le nom. Bien aussi.
Après ça, on est allé manger un peu. Ce coup ci, c'était Harissa. Harissa en Arménie ça ne désigne pas de la sauce rouge qui pique et qu'on met dans le couscous. C'est de la viande de poulet et du blé, le tout battu pendant plusieurs heures. C'est bon (je connaissais déjà, mais sous le nom keshkeg), mais c'est servi avec son morceau de beurre, qui n'est pas petit...
On a mangé avec d'autres amis de Mariam qu'elle avait rencontré en chemin. Je dis ça parce qu'ils ont un petit garçon, et ça vaut le coup de raconter un peu. Ce petit (plus ou moins 5 ans), allez savoir pourquoi, a été dressé par ses parents à reconnaître les marques, et ils en sont très fiers. Par exemple, on lui montre la caméra, l'appareil photo, on lui demande quelle marque c'est, il répond Sony, Philips. Il connait toutes les marques de voiture aussi, et les marques de fringues (en voyant mes chaussures, il me regarde et dit 'pouma pouma', et effectivement, c'est des puma)... Bon je trouve pas que les parents aient des raisons d'être fiers, c'est stupide, on dirait un animal de cirque. Bref, après le repas, il vient vers moi et me raconte sa vir pendant au moins 3 minutes sans s'arrêter, mo je capte que dalle, alors je lui dit en français 'tu sais, je comprends rien du tout', ça l'a fait rire, c'est déjà ça. Ensuite, je transcris fidèlement une conversation que nous avons eu tous les 2. [Note de la traductrice : anounet incha = comment tu t'apelles – papa anoune incha ou un truc semblable = comment s'appelle ton père...].
C'est le petit qui engage la conversation (deux points, ouvrez les guillemets) :
« - anounet incha ?
- Aurélie
- ....
- Au-ré-lie
- Aurélie, anounet incha ?
- ???

- papa anoune incha ?
- Philippe
- Philips !! ».

Après ça, on est allé visiter des petites maisons à louer pour le WE prochain (parce qu'apparemment la fête aura lieu le WE prochain !!!!).
Puis balade dans la forêt (une vraie balade cette fois, mais de courte durée, enfin j'ai quand même réussi à me faire piquer par les moustiques à travers mes fringues...). Le cousin de Mariam m'a offert des fleurs, et ensuite il a chanté dans le camion pour tout le monde, en disant qu'il chantera seulement pour moi plus tard (lucky me ! ... lol).

Retour à la maison, fatiguée mais c'était bien !


N.B : lundi matin je tirai bien la tronche, pas envie de me lever, pas envie de travailler, pas envie de voir les gens. Comme un lundi matin...

# Posté le vendredi 28 septembre 2007 13:25